Guide complet du BTCFi : DeFi sur Bitcoin, staking, rendements, BRC-20 et Ordinals

Last updated 24 Sept
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Table of Contents
  • Qu'est-ce que la DeFi sur Bitcoin ? Le BTCFi expliqué
  • L'écosystème BTCFi : DeFi native sur Bitcoin et DeFi basée sur le BTC
  • La DeFi basée sur le BTC
    • Prêts et emprunts dans la DeFi Bitcoin
    • Rendement sur Bitcoin : comment générer du yield avec ses BTC
  • Le BTCFi natif sur Bitcoin
    • La DeFi sur Bitcoin est-elle possible ?
    • Comment fonctionne la DeFi sur Bitcoin : les solutions technologiques fondamentales
    • Couche d'actifs : standards de tokens et jetons émis sur Bitcoin
    • Couche d'exécution : les plateformes DeFi sur Bitcoin
    • Couche applicative : protocoles et applications DeFi sur Bitcoin
    • Staking de Bitcoin : récompenses et sécurité économique
  • Standards de tokens et protocoles sur Bitcoin
    • Que sont les Ordinals de Bitcoin et qu'est-ce que le BRC-20 ?
    • Que sont les Runes de Bitcoin ?
    • Les Light Pools de Bitcoin
  • Conclusion
  • FAQ
    • Que sont les Ordinals de Bitcoin ?
    • Comment générer du rendement sur Bitcoin ?
    • Qu'est-ce que le BRC-20 ?
    • Qu'est-ce que la DeFi sur Bitcoin ?
    • Qu'est-ce que le staking de Bitcoin ?
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Les États-Unis ont lancé les ETF Bitcoin spot en 2024. Même si cela a permis aux investisseurs institutionnels d'acheter du BTC plus facilement via les infrastructures boursières traditionnelles, l'actif reste « passif », largement considéré comme de « l'or numérique ». En d'autres termes, on se contente généralement de l'acheter et de le conserver (HODL), plutôt que de le faire fructifier au sein de son écosystème d'origine.

Les données de Glassnode le confirment : aujourd'hui, 13 millions de BTC dorment dans des portefeuilles et des cold storages. Cela représente 65 % d'un réseau dont la capitalisation boursière dépasse 1 000 milliards de dollars. En somme, l'actif numérique le plus valorisé de l'histoire reste inactif au lieu de générer une réelle utilité au sein de son propre écosystème.

L'offre illiquide de Bitcoin s'élève à 13 millions de BTC. Source : glassnode.com

Pendant des années, cette approche n'a posé aucun problème aux investisseurs traditionnels comme aux adeptes de la crypto. Mais à mesure que des tokens « utilitaires » comme l'ETH, le SOL, le HYPE, etc., gagnaient en popularité, les détenteurs ont commencé à chercher des moyens de générer du rendement en conservant leurs BTC. C'est ainsi qu'est né le mouvement du BTCFi, également appelé BitcoinFi ou Bitcoin DeFi. Il a transformé l'actif : d'une simple réserve de valeur, le Bitcoin est devenu une couche fondamentale pour la finance décentralisée, débloquant par la même occasion une nouvelle réserve colossale de liquidités.

Cet article vous explique en détail ce qu'est le BTCFi, explore les technologies qui rendent la DeFi sur Bitcoin possible et met en lumière les solutions où le BTC est déjà mis à contribution. Nous examinerons également les Ordinals, le standard BRC-20, les Runes, les bridges Bitcoin et les différences fondamentales entre le BTC natif et le BTC « wrapped » (enveloppé).

Qu'est-ce que la DeFi sur Bitcoin ? Le BTCFi expliqué

La DeFi sur Bitcoin, ou BTCFi, regroupe l'ensemble des protocoles et applications qui utilisent le BTC ou l'infrastructure de Bitcoin pour réaliser des opérations financières décentralisées.

La finance décentralisée sur Bitcoin comprend :

  • les prêts garantis par du BTC (collatéralisés) ;
  • la génération de rendement ;
  • le staking et le restaking via des réseaux tiers ;
  • le trading décentralisé ;
  • l'émission de stablecoins et d'autres actifs.

Au sens strict, le BTCFi n'est ni une blockchain autonome, ni un standard technique, ni un projet unique, même si certains projets portent ce nom. Il s'agit plutôt d'un terme générique désignant l'ensemble de l'infrastructure financière construite autour de Bitcoin.

Ce secteur englobe des applications déployées sur la couche de base de Bitcoin (Layer 1), des réseaux de Layer 2 et des sidechains, ainsi que des bridges et des protocoles qui permettent d'utiliser le BTC sur d'autres blockchains. L'utilisation du Bitcoin dans la DeFi peut donc impliquer des opérations avec du BTC natif ou avec ses versions tokenisées et enveloppées (wrapped).

D'après les données de DeFiLlama en juillet 2026, la TVL de Bitcoin s'élève à environ 4,3 milliards de dollars, Babylon dominant l'écosystème avec près de 3,37 milliards de dollars. À titre de comparaison, la TVL d'Ethereum atteint 41 milliards de dollars.

Graphique de la TVL de Bitcoin. Source : defillama.com

Il convient également de souligner les tokens de la catégorie BTCFi. Leur capitalisation boursière totale se situe autour de 590 millions de dollars, pour un volume d'échange sur 24 heures d'environ 274 millions de dollars.

L'écosystème BTCFi : DeFi native sur Bitcoin et DeFi basée sur le BTC

En pratique, le BTCFi s'est structuré autour de deux modèles principaux. Le premier utilise le BTC comme un actif financier au sein des écosystèmes DeFi existants. Le Bitcoin y est représenté par des tokens tels que WBTC, cbBTC, LBTC ou tBTC, qui peuvent servir de collatéral, alimenter des pools de liquidité ou être intégrés dans des stratégies de rendement sur Ethereum et d'autres réseaux à contrats intelligents. Il s'agit actuellement de la branche la plus développée de la DeFi sur Bitcoin.

Le second modèle se concentre sur une infrastructure directement connectée à Bitcoin. Ces solutions natives utilisent les transactions Bitcoin, les UTXO, Bitcoin Script ou la sécurité adossée au BTC pour le règlement, l'émission d'actifs et le staking. Les Ordinals et les Runes fonctionnent directement sur la couche de base de Bitcoin, tandis que Stacks, Rootstock, Core et Babylon exécutent des logiques plus complexes via des réseaux interconnectés à Bitcoin.

Critère

DeFi basée sur le BTC

BTCFi natif sur Bitcoin

Infrastructure

Ethereum et autres réseaux à smart contracts

Layer 2, sidechains et protocoles de sécurité liés à Bitcoin

Rôle du BTC

L'un des actifs financiers pris en charge

Composante intégrante de la liquidité, de la sécurité ou du règlement du protocole

Format du BTC

Principalement du BTC enveloppé (wrapped) ou tokenisé

BTC natif ou actifs adossés à Bitcoin

Principaux cas d'usage

Prêts/emprunts, apport de liquidité, trading, rendements, garantie de dollars synthétiques

Staking de BTC, exécution de smart contracts et applications connectées à Bitcoin

Exemples

Aave et Morpho pour les prêts ; Curve pour la liquidité ; Ethena pour la garantie de l'USDe

Babylon et Core pour le staking de BTC ; BOB, Stacks et Rootstock pour l'infrastructure d'applications

Cette disparité était déjà manifeste en février 2022, lorsque la DeFi sur Ethereum détenait environ dix fois plus de BTC que la DeFi sur Bitcoin elle-même. En juillet 2026, l'écart global de TVL reste similaire : la DeFi sur Ethereum enregistrait 49,3 milliards de dollars, contre environ 4,3 milliards de dollars pour la catégorie Bitcoin.

Ethereum hébergeait également 8,36 milliards de dollars en WBTC et 4,01 milliards de dollars en cbBTC, soit un total combiné de 12,4 milliards de dollars. Ces chiffres correspondent à la valeur des BTC tokenisés sur Ethereum plutôt qu'aux montants déposés dans chaque protocole DeFi individuel. Ils démontrent néanmoins qu'une part considérable de la liquidité programmable de Bitcoin réside encore dans l'écosystème EVM plutôt que sur des infrastructures natives de Bitcoin.

Comme mentionné précédemment, la TVL de l'écosystème BTCFi s'établit à environ 4,3 milliards de dollars. Ce capital se répartit comme suit :

  • Babylon Protocol représente environ 3,37 milliards de dollars ;
  • Lombard pour 608 millions de dollars ;
  • tBTC pour 329 millions de dollars ;
  • Lightning Network pour 293 millions de dollars ;
  • Bedrock uniBTC pour 113 millions de dollars.

Ce classement comprend également b14g, THORChain, Solv Protocol, Templar Protocol, Zeus Network, Yala et bien d'autres projets.

Top 10 des protocoles DeFi sur Bitcoin par TVL. Source : defillama.com

Les projets BitcoinFi peuvent être classés selon leurs fonctions fondamentales. Stacks, Rootstock, Core et BOB fournissent des environnements d'exécution pour les applications et les smart contracts. Babylon et b14g mettent à profit le BTC pour sécuriser des réseaux externes. Lombard, tBTC, Bedrock et Solv émettent différentes représentations tokenisées du Bitcoin. Enfin, THORChain, Sovryn, ALEX, Templar et Yala gèrent le trading, les prêts et l'émission d'actifs adossés au BTC.

La DeFi basée sur le BTC

La DeFi basée sur le BTC regroupe les protocoles qui utilisent le Bitcoin comme actif financier sans s'appuyer sur sa blockchain native pour l'exécution. Les BTC sont généralement bloqués auprès d'un dépositaire ou d'un bridge, puis émis sur Ethereum ou un autre réseau sous la forme d'un actif tokenisé tel que WBTC, cbBTC ou tBTC.

Ce Bitcoin tokenisé peut alors servir de garantie sur Aave et Morpho, apporter de la liquidité sur Curve ou s'intégrer dans des stratégies de rendement. Ce modèle demeure à ce jour le pan le plus mature du BTCFi.

Prêts et emprunts dans la DeFi Bitcoin

Les prêts en DeFi adossés au Bitcoin permettent aux utilisateurs d'emprunter des fonds gagés sur leurs BTC sans avoir à vendre leur sous-jacent. L'emprunteur verrouille des bitcoins en guise de garantie et reçoit des stablecoins en échange. D'autres utilisateurs peuvent déposer des actifs dans des pools de prêt pour toucher les intérêts versés par les emprunteurs.

En savoir plus : Prêts adossés au Bitcoin : comment emprunter avec ses bitcoins ?

Le montant d'emprunt disponible dépend du ratio prêt/valeur (LTV, pour Loan-To-Value) : il s'agit de la proportion de la dette par rapport à la valeur de la garantie. Avec un LTV de 50 %, un utilisateur disposant de 100 000 $ en BTC peut emprunter jusqu'à 50 000 $. Si le cours du Bitcoin baisse, le ratio LTV augmente, obligeant l'emprunteur à ajouter du collatéral ou à rembourser une partie de sa dette. À défaut, un smart contract déclenche automatiquement la liquidation pour vendre une portion des BTC verrouillés.

Fonctionnement du ratio LTV. Source : coinlaunch.space

Les protocoles emploient différents modèles opérationnels, agissant soit comme plateformes de prêt directes, soit comme agrégateurs de rendement. Parmi les meilleures plateformes de prêt Bitcoin figurent Nexo, Sats Terminal, Ledn, Lava et Debifi.

Rendement sur Bitcoin : comment générer du yield avec ses BTC

Le rendement sur Bitcoin (Bitcoin yield) correspond aux revenus qu'un détenteur génère tout en conservant ses BTC. Dans le contexte du BTCFi, cela désigne généralement des gains supplémentaires qui s'ajoutent à la valorisation du cours du Bitcoin : intérêts d'emprunt, frais de transaction, récompenses pour la sécurisation de réseaux ou revenus issus de stratégies automatisées.

Une première méthode pour générer du rendement sur Bitcoin consiste à déposer des BTC ou leur version tokenisée dans un protocole de prêt. Les emprunteurs paient des intérêts pour utiliser ces capitaux, et les fournisseurs de liquidité perçoivent une part de ces montants. Sur les DEX, le rendement provient des frais d'échange (swap fees) : les utilisateurs déposent des actifs dans un pool de liquidité et perçoivent une quote-part des commissions collectées. Le niveau de ces rendements varie selon la demande d'emprunt et le volume de transactions.

Une autre façon de dégager un rendement sur Bitcoin est d'utiliser des versions de BTC génératrices de rendement. Par exemple, en déposant du Bitcoin sur Lombard, l'utilisateur reçoit du LBTC. Les BTC sous-jacents sont stakés via Babylon pour sécuriser d'autres réseaux, et les récompenses obtenues sont converties en BTC. Le solde de LBTC n'augmente pas numériquement, mais le taux de change auquel le token peut être échangé contre du Bitcoin augmente au fil du temps.

Les utilisateurs peuvent en outre utiliser ce LBTC sur Aave, Morpho, Spark, Curve et d'autres protocoles DeFi afin de cumuler des rendements supplémentaires en BTC.

Le BTCFi natif sur Bitcoin

Le BTCFi natif réunit les réseaux et protocoles qui exploitent directement la blockchain Bitcoin ou des BTC natifs dans leur architecture. Cette catégorie comprend les réseaux de Layer 2, les sidechains, les bridges et les mécanismes de staking de Bitcoin.

Stacks, Rootstock et BOB offrent des environnements d'exécution pour les smart contracts et les applications décentralisées. Babylon et Core mobilisent des BTC verrouillés pour renforcer la sécurité de réseaux tiers. La majorité des opérations s'effectuent hors de la couche de base, tout en restant ancrées à Bitcoin par le biais de la garde des actifs, du règlement ou de la finalité des transactions.

La DeFi sur Bitcoin est-elle possible ?

Pour répondre simplement à la question : oui, la DeFi sur Bitcoin est bel et bien possible.

Historiquement, la finance décentralisée s'est développée sur Ethereum et d'autres plateformes intégrant des smart contracts. Bitcoin ne prend pas en charge nativement les contrats intelligents complexes, mais intègre un langage de script rudimentaire appelé Bitcoin Script. Ce langage permet de définir les conditions de dépense des BTC, comme l'exigence de signatures multiples ou le verrouillage temporel de fonds jusqu'à une date précise. Cependant, ses fonctionnalités restent trop limitées pour faire tourner des applications financières sophistiquées.

La DeFi sur Bitcoin a véritablement commencé à prendre de l'ampleur avec l'apparition de réseaux de calcul distincts articulés autour de la blockchain principale :

  • En 2018, Rootstock a lancé son mainnet ;
  • En 2021, Stacks 2.0 et Taproot ont été déployés ;
  • En 2023, le développeur Robin Linus a introduit le concept de BitVM pour vérifier des calculs complexes sur la couche de base.

Aujourd'hui, la DeFi sur Bitcoin progresse grâce à des réseaux comme Rootstock, Stacks, Babylon, Core et BOB. Pour y parvenir, les projets s'appuient sur des sidechains, des réseaux L2, des bridges, des versions tokenisées du BTC, Taproot et BitVM. Ces technologies alimentent déjà des protocoles de prêt, des DEX, des outils de rendement et des solutions de staking de BTC.

Nous détaillons ci-dessous les projets majeurs et les solutions techniques qui font tourner le BTCFi.

Comment fonctionne la DeFi sur Bitcoin : les solutions technologiques fondamentales

La blockchain Bitcoin prend en charge la garde des BTC et le règlement final des transactions. Les opérations plus élaborées, comme les swaps de tokens, les prêts ou le calcul des rendements, s'exécutent généralement sur des protocoles et réseaux secondaires connectés à Bitcoin. Techniquement, le fonctionnement de la DeFi sur Bitcoin se résume à cette complémentarité.

Chaque solde en BTC est conservé sous la forme d'une sortie de transaction non dépensée (UTXO). Les utilisateurs peuvent associer des conditions de dépense précises à ces sorties, en spécifiant qui a le droit de déplacer les fonds, le nombre de signatures requises et l'échéance de déblocage. C'est le langage natif Bitcoin Script qui paramètre ces règles. Babylon, par exemple, verrouille des BTC au moyen d'une transaction on-chain spécifique et mobilise ces actifs pour sécuriser d'autres réseaux.

Toutefois, le prêt et le trading nécessitent la flexibilité offerte par des smart contracts avancés. Pour cela, les utilisateurs bloquent leurs BTC dans un bridge cross-chain et reçoivent en contrepartie un actif indexé sur un autre réseau. C'est précisément ainsi que le sBTC fonctionne sur Stacks, chaque sBTC étant adossé à un ratio 1:1 par du BTC natif. Une fois émis, les utilisateurs peuvent utiliser cet actif sur des DEX, des protocoles de prêt et d'autres applications décentralisées. Lors du rachat, le protocole brûle les sBTC et libère les BTC originaux sur la couche de base.

Schéma simplifié du fonctionnement de Stacks dans la DeFi sur Bitcoin. Source : x.com

En complément, la DeFi sur Bitcoin s'appuie sur des réseaux de Layer 2, des sidechains, des bridges et des versions tokenisées du BTC. Par exemple, Rootstock prend en charge les smart contracts compatibles EVM et relie son réseau à Bitcoin via le mécanisme PowPeg.

Couche d'actifs : standards de tokens et jetons émis sur Bitcoin

La couche d'actifs réunit tous les jetons employés au sein du BTCFi. Cela inclut le BTC natif, les tokens créés sur Bitcoin, les représentations tokenisées du Bitcoin sur d'autres blockchains, ainsi que les stablecoins adossés au BTC ou émis dans l'écosystème Bitcoin.

À l'origine, Bitcoin ne disposait d'aucun standard de token comparable à l'ERC-20 d'Ethereum. Les développeurs ont donc conçu des solutions alternatives sur le réseau. Dans certains cas, les données du token sont directement inscrites dans les transactions Bitcoin. Dans d'autres, les BTC sont verrouillés pendant qu'un actif adossé est émis sur un réseau secondaire, comme Ethereum, pour être exploité dans les protocoles DeFi.

Ordinals. Ce système de numérotation attribue un identifiant unique à chaque satoshi individuel. Les utilisateurs peuvent joindre une image, du texte, du code ou tout autre fichier à un satoshi précis. Cet enregistrement de données est appelé une inscription. Il réside directement sur la blockchain Bitcoin, sans nécessiter de token distinct ni de sidechain.

BRC-20. Un développeur pseudonyme du nom de Domo a lancé ce standard expérimental en mars 2023. Le BRC-20 utilise des inscriptions Ordinals au format JSON pour permettre le déploiement, le mint et le transfert d'actifs. Fait notable : les tokens BRC-20 ne s'appuient pas sur des smart contracts ; ce sont des indexeurs externes qui calculent et assurent le suivi de leurs soldes.

Top 7 des plus grands tokens BRC-20 par capitalisation boursière. Source : coingecko.com

Runes. Ce protocole permet l'émission et le transfert d'actifs fongibles via le modèle standard UTXO de Bitcoin. Les données opérationnelles relatives au mint et aux transferts sont inscrites dans les transactions via le champ OP_RETURN. Chaque Rune est strictement identique à une autre, contrairement aux inscriptions Ordinals qui constituent des objets uniques.

BTC tokenisé. Il s'agit d'actifs adossés au Bitcoin selon un ratio de 1:1 ou un mécanisme similaire. Le sBTC est émis sur Stacks, le LBTC sur Lombard et le tBTC sur le réseau Threshold. Ces versions du BTC peuvent être exploitées dans des protocoles de prêt, sur des DEX et en tant que collatéral.

Stablecoins. Tout stablecoin Bitcoin est un actif indexé sur une monnaie fiduciaire, à l'image de l'USDT ou de l'USDC, dont la stabilité est en partie adossée au Bitcoin. Une part prépondérante de la garantie peut rester en monnaie fiduciaire, tandis que le BTC est mis à profit pour capter des gains issus de sa valorisation. À titre d'exemple, l'USDCx fonctionne sur Stacks via l'infrastructure Circle xReserve, tandis que l'USDa d' Avalon est émis contre du collatéral en Bitcoin, notamment en BTC et FBTC. 

Couche d'exécution : les plateformes DeFi sur Bitcoin

La couche d'exécution regroupe les réseaux et protocoles où se déroulent concrètement les opérations DeFi. La blockchain Bitcoin valide les transactions en BTC, mais ses capacités intrinsèques ne suffisent pas à héberger des applications complexes. C'est pourquoi les plateformes DeFi sur Bitcoin déportent les calculs vers un réseau distinct interconnecté avec Bitcoin.

Principales plateformes DeFi sur Bitcoin par TVL. Source : coinlaunch.space

Un bridge Bitcoin est fréquemment employé pour transférer de la liquidité. L'utilisateur bloque des BTC sur le réseau Bitcoin et reçoit un actif indexé sur un autre réseau. Par exemple, en déposant des BTC via le bridge Bitcoin de Stacks, une quantité équivalente de sBTC est frappée. Cet actif peut ensuite être fourni à un protocole de prêt, échangé sur un DEX, etc. Lors du retrait, l'opération inverse est exécutée.

Rootstock propose un environnement compatible EVM, permettant aux développeurs d'exécuter des contrats et des applications initialement conçus pour Ethereum. L'actif natif du réseau est le rBTC, indexé au BTC grâce au mécanisme bidirectionnel PowPeg. Rootstock accueille d'ores et déjà des applications de trading et de prêt garanti par du Bitcoin.

Core prend en charge les smart contracts EVM ainsi qu'un mécanisme spécifique de staking de Bitcoin non-custodial (auto-hébergé). L'utilisateur verrouille ses BTC par une transaction Bitcoin, choisit un validateur Core et perçoit des récompenses en CORE. En mode « Dual Staking », il immobilise simultanément du BTC et du CORE, le rendement variant selon le ratio entre les deux actifs.

BOB (Build on Bitcoin) se positionne comme un réseau Layer 2 hybride combinant un environnement EVM et l'infrastructure de Bitcoin. La passerelle BOB Gateway permet d'effectuer des opérations cross-chain avec le BTC, et l'architecture du projet comprend un bridge Bitcoin basé sur BitVM.

Couche applicative : protocoles et applications DeFi sur Bitcoin

La couche applicative rassemble les produits destinés aux utilisateurs finaux : DEX, plateformes de prêt, pools de liquidité, stablecoins et applications de yield farming. Elles s'exécutent par-dessus les réseaux de la couche d'exécution et exploitent leurs smart contracts.

La DeFi native sur Bitcoin désigne généralement les applications dont le BTC constitue l'actif principal.

Staking de Bitcoin : récompenses et sécurité économique

Le Bitcoin propose-t-il du staking ? Non. Bitcoin repose sur la preuve de travail (Proof of Work), ce qui signifie que ce sont les mineurs qui valident les blocs et sécurisent le réseau. Dans l'univers du BTCFi, le staking de Bitcoin consiste à verrouiller des BTC sur la blockchain Bitcoin afin qu'un autre réseau puisse utiliser leur valeur financière comme garantie de sécurité économique.

Les BTC ne sont ni transférés à un validateur, ni enveloppés (wrapped), ni déplacés via un bridge. Le propriétaire crée une transaction Bitcoin verrouillée dans le temps et sélectionne un opérateur. Le réseau connecté détecte cette transaction et comptabilise les BTC verrouillés pour attribuer du poids de vote à cet opérateur. Ce dernier participe à la validation des blocs sans jamais pouvoir dépenser les bitcoins de l'utilisateur.

Core est une blockchain de Layer 1 qui combine trois sources de sécurité : la délégation de tokens CORE, des BTC verrouillés et la délégation de puissance de calcul (hashrate) issue des mineurs de Bitcoin. Un détenteur de BTC bloque ses pièces sur Bitcoin et les affecte à un validateur Core. Des relais détectent cette transaction et enregistrent le montant délégué sur Core, influençant ainsi la sélection du validateur.

Les validateurs retenus produisent les blocs sur Core et perçoivent les tokens CORE nouvellement émis ainsi que les frais de transaction. Chaque validateur prélève une commission et reverse le solde des récompenses à ses délégateurs. Les détenteurs de BTC perçoivent ainsi un rendement en tokens CORE, tandis que leurs bitcoins demeurent en toute sécurité sur leur blockchain d'origine.

Fonctionnement du staking de Bitcoin sur Core. Source : coredao.org

Babylon Genesis est un Layer 1 en Proof of Stake (PoS) qui fait office de couche de coordination pour le protocole de staking Bitcoin de Babylon. Les validateurs de BABY produisent les blocs, tandis que les détenteurs de BTC verrouillent leurs bitcoins et les délèguent à des fournisseurs de finalité (finality providers). Ces derniers exploitent ce pouvoir de sécurisation pour confirmer les blocs. Si un fournisseur enfreint les règles du protocole, une fraction des BTC engagés peut être sanctionnée par un « slashing ».

D'autres blockchains et applications peuvent s'intégrer à Babylon sous forme de réseaux BSN (Bitcoin Supercharged Networks). Cela leur permet de bénéficier d'une sécurité garantie par des BTC stakés sans devoir concevoir leur propre mécanisme de staking ni compter de manière excessive sur l'inflation de leur token natif. Le modèle de multi-staking de Babylon permet en outre à une même position de BTC de sécuriser simultanément plusieurs réseaux interconnectés.

Les BSN transmettent leurs tokens natifs ou un autre actif déterminé à Babylon Genesis en guise de récompenses de staking. Babylon prélève une commission de protocole et redistribue les tokens restants aux stakers de BTC. C'est grâce à ces frais que le protocole monétise son infrastructure de sécurité. Sur Babylon Genesis, les stakers de BTC et de BABY reçoivent des tokens BABY issus de l'émission annuelle, tandis que les fournisseurs de finalité conservent une commission.

Le réseau Bitcoin ne verse aucune récompense de staking en lui-même. La provenance des gains dépend du réseau connecté :

  • Core distribue de nouveaux tokens CORE et les frais de transaction.
  • Babylon Genesis distribue des tokens BABY issus de son émission annuelle.
  • Les autres BSN distribuent leurs propres tokens ou un autre actif de récompense prédéfini.

Le rendement du staking de Bitcoin dépend des règles de rémunération du réseau, du volume total de BTC verrouillés, des performances de l'opérateur et de son taux de commission. Le solde de BTC de l'utilisateur n'augmente pas : les récompenses sont versées distinctement en tokens CORE, BABY ou autres jetons émis par les réseaux sécurisés.

Standards de tokens et protocoles sur Bitcoin

Le BTCFi ne se cantonne pas aux seules applications financières. Des standards et protocoles dédiés permettent d'émettre des tokens, de stocker des données et d'exécuter des transactions directement au travers de l'infrastructure de Bitcoin.

Les Ordinals inscrivent des données sur les satoshis, les standards BRC-20 et Runes permettent l'émission de tokens fongibles, tandis que les Light Pools introduisent un modèle d'échange fondé sur des cotations signées et des transactions Bitcoin. Chacun de ces mécanismes exploite différemment les capacités du réseau et les données de transaction de Bitcoin.

Que sont les Ordinals de Bitcoin et qu'est-ce que le BRC-20 ?

L'intérêt pour l'extension des fonctionnalités de Bitcoin a explosé après les mises à niveau SegWit et Taproot, qui ont augmenté la capacité de données par transaction et simplifié les scripts complexes. Dans ce contexte, les développeurs ont cherché des moyens de stocker des données arbitraires, comme des images, directement sur la blockchain.

Ces travaux ont abouti aux Ordinals, une méthode permettant de rattacher des données à la plus petite unité de compte du BTC : le satoshi.

Les Ordinals permettent de créer des objets numériques directement sur Bitcoin sans modifier son protocole sous-jacent. Les données sont insérées dans une transaction, et le satoshi correspondant devient le support de ce contenu. Cette approche a permis l'émergence d'images, de fichiers texte et d'autres artefacts, provoquant une hausse spectaculaire de l'activité sur le réseau et des frais de transaction.

Pourtant, en août 2026, presque aucune nouvelle inscription Ordinals n'est enregistrée.

Statistiques des Ordinals : nouvelles inscriptions quotidiennes sur les satoshis. Source : dune.com

S'appuyant sur les Ordinals, le standard BRC-20 s'est imposé comme l'une des principales normes de tokens sur Bitcoin. Il utilise le même mécanisme d'inscription on-chain, mais introduit un format de données JSON structuré pour définir les paramètres du token : ticker, offre totale, limite de mint par transaction et type d'action. Fondamentalement, trois opérations existent : le déploiement (deploy), la frappe (mint) et le transfert (transfer). Chaque opération correspond à une inscription distincte rattachée à des satoshis précis.

Élément crucial : le BRC-20 ne fait pas appel à des smart contracts. La blockchain Bitcoin sous-jacente ne fait que traiter les données brutes des inscriptions, tandis que des indexeurs externes (services spécialisés et portefeuilles) calculent et suivent les soldes globaux de tokens.

Aujourd'hui, la liste des tokens BRC-20 comprend des milliers d'actifs aux côtés d'une multitude d'inscriptions Ordinals. Les Ordinals prennent souvent la forme d'œuvres d'art numérique et de pièces de collection similaires aux NFT d'Ethereum, des projets comme NodeMonkes et Bitcoin Puppets figurant parmi les plus grandes collections. Toutefois, à l'image des NFT sur Ethereum, une fois l'engouement spéculatif retombé, l'activité autour des Ordinals s'est presque totalement tarie.

Que sont les Runes de Bitcoin ?

L'apparition des Runes a répondu aux limites constatées sur le BRC-20. Ce dernier reposant sur des inscriptions et des indexeurs externes, il s'est avéré très lourd pour le réseau et exposé à des erreurs d'interprétation. Les Runes abordent le problème différemment : elles s'appuient sur le modèle natif de transaction UTXO de Bitcoin et enregistrent les données opérationnelles dans le champ OP_RETURN, évitant ainsi d'encombrer la section témoin (witness) des transactions.

Cette approche intègre les mouvements de tokens directement au cœur de la structure de transaction, rendant le protocole autonome vis-à-vis d'interpréteurs off-chain complexes.

Fonctionnement des Runes : chaque opération (émission, distribution ou transfert) se traduit par un UTXO distinct. Les soldes sont déterminés par l'état de l'ensemble des sorties plutôt que par une inscription JSON. Ce fonctionnement est bien plus fidèle à l'architecture native de Bitcoin et réduit le risque de désynchronisation. L'utilisation du champ OP_RETURN minimise le volume de données stockées on-chain, améliorant ainsi la scalabilité et allégeant l'encombrement des blocs par rapport au BRC-20.

Tableau comparatif : BRC-20 vs Runes

 

BRC-20

Runes

Implémentation

Basée sur la théorie des Ordinals

Basée sur les UTXO, sans lien direct avec les Ordinals

Emplacement des (méta)données

Données témoins (Witness, jusqu'à 4 Mo)

Champ OP_RETURN (80 octets)

Transfert

Nécessite la création d'une nouvelle inscription

S'effectue par des transactions Bitcoin classiques avec message de protocole

Frappe (Mint)

Mint public : une fois créé, chacun peut minter le BRC-20

Prend en charge le mint public et d'autres formats de distribution

Nom du token

4 caractères uniquement

Jusqu'à 26 lettres. Les symboles de 13 caractères ou plus sont disponibles au lancement, la limite diminuant avec le temps

Compatibilité

Portefeuilles prenant en charge les Ordinals uniquement

Compatible Lightning et DLC. Prise en charge des portefeuilles SPV et clients légers

Créateur

Domo

Casey Rodarmor

Les Light Pools de Bitcoin

Avec la multiplication des tokens BRC-20 et des Runes, la demande pour des outils de trading décentralisé au sein de l'écosystème Bitcoin s'est intensifiée. Cependant, l'absence de smart contracts natifs rend techniquement impossible la mise en œuvre d'AMM (Automated Market Makers) sur Bitcoin.

Les Light Pools de Bitcoin ont été imaginées pour répondre à ce défi. Le concept a été présenté par le développeur Bitcoin Casey Rodarmor en avril 2024.

 

 

Les Light Pools de Bitcoin désignent un modèle d'échange d'actifs au sein du réseau Bitcoin sans passer par des smart contracts ni des plateformes centralisées. Au lieu de carnets d'ordres traditionnels ou de pools AMM, les participants s'échangent des messages pré-signés contenant des cotations pour les actifs négociés.

Dans les Light Pools, il n'y a ni pools de liquidité, ni smart contracts, et personne ne bloque ses fonds sur une plateforme tierce. Ce sont des cotations qui circulent sur le réseau, sous forme d'offres émanant de market makers proposant d'acheter ou de vendre un actif contre un montant défini de BTC.

Chaque cotation intègre une signature numérique attestant que le market maker contrôle réellement les UTXO (sorties de transaction non dépensées) indiquées. Cela repose sur le standard BIP-322, qui permet à un propriétaire d'UTXO de signer des messages arbitraires sans dépenser ses fonds. Cette signature fait office de preuve de détention.

Lorsqu'un preneur (l'acheteur) trouve une cotation qui lui convient, il crée et signe une PSBT (Partially Signed Bitcoin Transaction ou transaction Bitcoin partiellement signée). Ce projet de transaction précise ses entrées, ses sorties et les conditions de l'échange.

Cette PSBT ne peut pas être diffusée immédiatement sur le réseau : elle doit être complétée et validée par le second participant, à savoir celui qui a émis la cotation initiale. Ce n'est qu'une fois cette étape franchie que la transaction est complète et prête à être enregistrée sur la blockchain.

À l'heure actuelle, les Light Pools ne constituent pas un protocole de trading largement adopté. Les Runes, les BRC-20 et les Ordinals s'échangent encore principalement sur des places de marché s'appuyant sur des carnets d'ordres off-chain et un règlement on-chain sur Bitcoin.

Conclusion

Le BTCFi offre au Bitcoin bien d'autres perspectives que la simple conservation passive. Le BTC peut désormais servir de collatéral, produire du rendement, approvisionner de la liquidité ou sécuriser des réseaux externes. Toutefois, la grande majorité des opérations complexes continue de s'effectuer en dehors de la couche de base de Bitcoin, par l'intermédiaire de réseaux connectés, de bridges et de versions tokenisées du BTC.

L'écosystème demeure en outre fragmenté. Son pan le plus développé s'appuie sur le BTC tokenisé sur Ethereum et d'autres réseaux EVM, via des protocoles de prêt et de liquidité tels qu'Aave, Morpho et Curve. De son côté, l'infrastructure native sur Bitcoin connaît une demande plus irrégulière. La fermeture de Botanix en 2026 a démontré que créer des cas d'usage autour du réseau Bitcoin ne suffit pas à garantir une activité pérenne.

Les différents protocoles génèrent des revenus grâce aux intérêts d'emprunt, aux frais de transaction ou aux récompenses de réseaux tiers. Malgré ces nouveaux usages, le Bitcoin demeure avant tout considéré comme une réserve de valeur, le BTCFi constituant pour l'heure un écosystème satellite, plus modeste et moins unifié.

 

 

 

FAQ

Que sont les Ordinals de Bitcoin ?

Les Ordinals sont un système de numérotation des satoshis qui permet d'associer des images, du texte et d'autres données à chaque unité minimale de Bitcoin. Ces enregistrements sont appelés des inscriptions, et l'information est stockée directement au sein des transactions Bitcoin. Les Ordinals ont posé les bases des objets de collection numériques sur Bitcoin et du standard BRC-20.

Comment générer du rendement sur Bitcoin ?

Vous pouvez générer du rendement sur Bitcoin grâce aux protocoles de prêt, aux pools de liquidité, aux versions de BTC porteuses de rendement et au staking de Bitcoin. L'origine des versements dépend du produit utilisé : intérêts versés par les emprunteurs, frais de trading ou récompenses de consensus émises par un réseau tiers. Avant de déposer des BTC, il est impératif de vérifier où les fonds sont conservés, quel actif est utilisé pour les versements et si les fonds sont exposés à un risque de liquidation ou à une vulnérabilité de bridge.

Qu'est-ce que le BRC-20 ?

Le BRC-20 est un standard expérimental de tokens fongibles sur le réseau Bitcoin, conçu par Domo en mars 2023. Il exploite les inscriptions Ordinals contenant des données au format JSON pour déployer, minter et transférer des tokens. Les soldes en BRC-20 sont calculés par des indexeurs externes, car la blockchain Bitcoin de base ne gère pas de registre distinct pour ces jetons.

Qu'est-ce que la DeFi sur Bitcoin ?

La DeFi sur Bitcoin regroupe les protocoles et applications qui permettent d'utiliser le BTC pour le prêt, le trading, la génération de rendement et d'autres opérations financières. Les logiques complexes sont généralement exécutées sur des réseaux de Layer 2, des sidechains ou des blockchains indépendantes reliées à Bitcoin. L'écosystème comprend également des bridges et des versions tokenisées du BTC facilitant l'accès aux smart contracts.

Qu'est-ce que le staking de Bitcoin ?

Le staking de Bitcoin consiste à verrouiller des BTC afin de participer au mécanisme de sécurité d'un réseau tiers, tel que Core ou Babylon Genesis. Les pièces restent sur la blockchain Bitcoin et ne sont pas transférées à un opérateur, mais le réseau externe les intègre dans son modèle d'élection de validateurs ou de confirmation de blocs. Les récompenses sont distribuées par ce réseau tiers dans son propre token natif, car Bitcoin fonctionne en Proof of Work et ne génère aucun rendement de staking natif.

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